3eme Congrès Panafricain | Munich 2011

La semaine dernière, Munich (Allemagne) a accueilli le Congrès panafricain, lancé pour la première fois en 2007 par l´AKPM (Le groupe de travail panafricaniste de Munich créé en 2006 à l'initiative de M. Hamado Dipama). Le congrès de 2011 était dédié à la mémoire de Patrice Emery Lumumba dont cette année coïncide avec le cinquantenaire de son assassinat et le dépôt d'une plainte contre la Belgique ancienne puissance coloniale qui aurait commandité l'exécution de ce grand fils de l'Afrique. Son fils Guy, né quelques mois après sa mort était présent à Munich, pour apporter un message de la Famille Lumumba.


Sanou Mbaye, ancien fonctionnaire à la Banque africaine de développement (BAD), a décortiqué les potentialités économiques du Continent africain et à rappeler que pendant près de 50 ans, les pays africains malgré leur indépendance, ont été soumis à l'étau infernal de l'aide et de la dette avec leur cortège de pauvreté et de guerre civile.

L'économiste sénégalais a souligné la conjoncture historique favorable ainsi que l'intérêt croissant des pays émergents qui investissent massivement en Afrique. Pour lui, ces pays se rendent compte que le modèle occidental n'a plus d'avenir et il en veut pour preuves les crises économiques et sociale qui secouent actuellement  la Grèce, l'Italie et a un degré moindre la France. L'environnement politique local s'est aussi beaucoup amélioré ces dernières années en Afrique avec l'organisation d'élections démocratiques et transparentes au Cap Vert, Botswana…

Sanou Mbaye est confiant que  l'Afrique a les moyens de faire mieux. Il faudrait pour cela enraciner et enrichir les structures démocratiques, mieux investir dans la matière grise, accélérer l'industrialisation en utilisant de meilleures stratégie de développement, il suggère la mise en valeur des 60% des terres arables non encore exploitées sur le continent, le développement du secteur des services, banques, nouvelles technologies de l'information et de la communication, le transport etc…, qui représente près de 18% du PIB (Produit Intérieur Brut) des pays en développement.

Finalement, l’auteur de « l’Afrique au secours de l’Afrique », souligne que la croissance économique actuelle de l'Afrique aura un impact important sur la santé, l'éducation et le bien-être social sur les 15 prochaines années.