Investir en AFRIQUE

Photo: Panos / Sven Torfinn
Les IED (Investissement Etrangers Direct) constituent une source particulièrement importante d’investissements pour l’Afrique. En pourcentage de la formation brute de capital fixe, ils sont ressortis à 20 % sur les dix dernières années, soit le double de la moyenne mondiale et 8 % de plus que dans les autres pays en développement. En dépit de leur rôle croissant pour le continent tout entier, les IDE restent mal distribués : une grande partie s’oriente vers les industries extractives dans un nombre limité de pays. L’Afrique doit redoubler d’efforts pour attirer des investissements dans des secteurs plus diversifiés et à plus forte valeur ajoutée.

D’après le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique), l’Afrique devra, pour atteindre ses objectifs ambitieux de développement, obtenir plus de financements externes, par divers moyens : augmentation de l’aide, allégement plus important de la dette et hausse des recettes à l’exportation. Le NEPAD reconnaît aussi que les investissements étrangers doivent jouer un plus grand rôle si le continent veut obtenir une croissance économique permettant de réduire la pauvreté.
Selon la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), les investissements étrangers constituent déjà pour l’Afrique une source importante de financement externe. En 1990, les flux d’IED vers l’Afrique représentés environ 2.5 milliards de dollars, montant nettement inférieur à l’aide publique au développement et à d’autres apports du secteur public, aujourd’hui (20 ans plus tard) le total d’investissement étrangers direct vers l’Afrique représente près de 60 milliards de Dollars.

Un certain nombre de facteurs assombrissent les perspectives pour les IED en Afrique en 2011. Mais le redressement continu de l’économie mondiale après la crise financière est encourageant, surtout dans les pays émergents qui jouent un rôle grandissant sur le continent. Conjuguée à une embellie des cours des produits de base, cette évolution laisse entrevoir un scénario favorable pour les pays exportateurs, qui peuvent s’attendre à un rebond des flux d’IED. Comme les investisseurs, notamment des pays émergents, se sentent plus en confiance face à l’environnement général des affaires en Afrique, la reprise mondiale devrait elle aussi entraîner un regain d’investissements dans d’autres secteurs.

Mais cela ne doit pas occulter les facteurs négatifs qui pourraient freiner les flux d'IED vers l’Afrique pour les années à venir. C’est le cas notamment de la situation politique dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient depuis le début de l’année, qui va vraisemblablement à brève échéance contrarier les flux d’IED et de portefeuille vers l’Afrique, à deux niveaux. L’Afrique du Nord joue un rôle important dans les IED, à la fois comme destination et comme source de flux intra-africains. L’incertitude politique de la région risque de refroidir les investisseurs étrangers. Quant aux investisseurs nord-africains, ils seront probablement moins présents dans le reste de l’Afrique. Dans une moindre mesure, cette analyse vaut aussi pour le Moyen-Orient, l’une des principales sources des investissements en Afrique. On ne peut tout à fait exclure un impact négatif plus marqué de la situation nord-africaine sur les IED vers l’Afrique si les investisseurs venaient à interpréter les événements récents comme un regain d’instabilité politique sur le continent.



Conférence CMO/CEMAC 2011

Le 13 octobre prochain, la CMO (Cemac Market Opportunity) organisera pour la deuxième fois a Londres (UK) une conférence sur les opportunités d'investissements et d'affaires dans la région de la CEMAC.
L'objectif du CMO est de présenter des opportunités d'affaires et d'investissement en Afrique Centrale, par le biais d'analyse statistique, évaluation financière et autres interprétations économiques.

Cet évènement global offre la possibilité de pouvoir assister a une conférence d'affaires inter-entreprises, qui présentera une gamme diversifiées de ressource dans les secteurs de l'industrie au Royaume Uni et commerce international. Cette initiative permettra a nos deux monde bien différent de pouvoir se rencontrer, discuter (ou palabrer) mais surtout a apprendre a se connaitre.

L’édition 2011 se concentrera, principalement, sur l'agriculture, les forets, les infrastructures, les transports et la santé. L'objectif du CMO cette année, est de présenter les progrès réalisés pays par pays en matière de développement et d'environnement propice a l'encouragement d'investissements extérieur, sur les marchés locaux dans les pays de la CEMAC.


Business_Network a été invite par la Fondatrice et Présidente du CMO, Madame Elizabeth Traoré-Andony, en compagnie du Président de l'ONG CAPRC (Centre Africain pour la Prévention et Résolution des Conflits), Mr Médard Nzé Ekome.