Pétrole et Pauvreté... [Nigeria]

Nigeria

Décennies de pollution et dommage sur l'environnement local causée par les entreprises pétrolières ont crée un enfer vivant pour la population du delta du Niger. Si on s'en tient au dernier rapport d'amnistie International, les habitudes et comportements des compagnies pétrolières, telles que Shell, associé a un certaine laxisme du gouvernement nigérien, est une sérieuse violation des droits de l'homme. La population locale se retrouve a boire de l'eau contaminée, a pécher et consommer des poissons contaminés, tout en vivant dans un environnement ou l'air est fortement pollué par les vapeurs de gaz et de pétrole.

Le delta du Niger qui regroupe une large réserve de pétrole a générée depuis 1960 un revenue estimé a 600 milliards de dollars, malgré cette abondance de pétrodollars, les 31 millions d'habitants environnant vivent en totale pauvreté.

Pauvreté et pollution sont a l'origine de protestes a l'égard de compagnies pétrolières dans la région, plusieurs cas de kidnapping d'employés, de dommage volontaire sur les installations ou encore d'attaque armes se sont intensifiés ces derniers années, sans aucune intervention du gouvernement nigérien afin d'imposer un meilleur respect de l'environnement et de protection d'une population locale qui a déjà commencé a quitter la région.

Aujourd'hui la priorité pour les pays Africains est de pouvoir établir une politique de protection de l'environnement adéquate au développement de certaines régions telles que le delta du Niger, la position des membres du G8 en matière de protection et de sauvegarde de la planète est un appel sérieux en direction de l'Afrique pour changer certaines mauvaises habitudes et mettre en place de meilleurs signaux politiques et économiques en matière de protection de l'environnement.

Espérons que le continent "noir" est sur la bonne voie...

Guinée Equatoriale : Perspectives [2009]

L’économie équato-guinéenne a maintenu un rythme d’activité élevé en 2008, avec un taux de croissance réel du produit intérieur brut (PIB) estimé à 9.9 pour cent. La croissance a été soutenue par l’augmentation de la production de pétrole brut et de gaz dans un environnement mondial favorable. Le secteur pétrolier domine l’activité économique du pays et concentre une part importante des investissements directs étrangers des grandes compagnies pétrolières. La croissance devrait être plus modérée en 2009 et 2010 avec, respectivement, des taux de 3.7 et 2.9 pour cent.

Le taux d’inflation, de 5.5 pour cent en 2008, devrait légèrement diminuer en 2009 pour atteindre 4.7 pour cent. La hausse de 2008 s’explique par la flambée des prix des produits alimentaires sur le marché mondial, la Guinée équatoriale étant totalement dépendante des importations de ces produits pour satisfaire les besoins de sa population.

Limiter sa vulnérabilité aux chocs extérieurs est le principal défi auquel est confronté le pays. Cette vulnérabilité découle de la structure de ses exportations, fortement dépendante du pétrole et du gaz. En raison de la crise financière et de l’effondrement des prix du pétrole, la Guinée équatoriale doit impérativement accélérer le processus de diversification de son économie et utiliser les revenus pétroliers pour développer les autres secteurs, notamment les services et l’agriculture.

Bien que le revenu par habitant ait atteint un niveau record, les indicateurs de développement humain affichent des taux encore inférieurs aux niveaux enregistrés dans la région. Ainsi, la pauvreté touche 70 pour cent de la population, la couverture médicale est faible, la distribution de l’électricité défaillante, les réseaux d’alimentation en eau potable et d’assainissement sont vétustes. Cependant, de nombreux projets en cours d’exécution, tels que l’adduction d’eau potable, l’extension du réseau d’alimentation en électricité et le renforcement des infrastructures routières, visent à améliorer les conditions de vie de la population.

Sur le plan politique, des élections législatives ont eu lieu en mai 2008 à l’issue desquelles 99 des 100 sièges ont été remportés par le parti soutenant le président de la République. Un gouvernement dirigé par un nouveau Premier ministre a été installé le 14 juillet 2008. Des élections présidentielles sont prévues en décembre 2009.

Gabon : Outlook économiques [2009]

La situation économique du Gabon est marquée par un double paradoxe. D’un côté, les indicateurs économiques sont restés positifs en 2008, malgré la cris e mondiale. De l’autre, la faiblesse des indicateurs sociaux contraste toujours avec les richesses et le potentiel du pays. Le Gabon est exposé à moyen terme à la dégradation des marchés internationaux, en raison d’une économie trop tributaire des hydrocarbures et axée sur l’exportation des matières premières. La filière bois souffre déjà d’une forte contraction de la demande.

L’année 2007, satisfaisante, a été marquée par une croissance de 5.6 pour cent, le taux le plus élevé de la décennie. Cette performance est liée aux réformes structurelles engagées depuis 2002. Le Gabon a poursuivi en 2008 la discipline budgétaire imposée par le programme triennal en cours d’exécution. Sa croissance économique s’est maintenue à 5.5 pour cent en termes réels, grâce au dynamisme du secteur non pétrolier et au redressement de l

a production pétrolière. Cette dynamique doit beaucoup à la consolidation du secteur secondaire (8.4 pour cent de croissance) et à la bonne orientation du secteur tertiaire (4.3 pour cent).

Les perspectives s’avèrent moins favorables, avec une croissance qui ne devrait pas dépasser 4 pour cent en 2009 et 4.6 pour cent en 2010.

Les prochaines élections présidentielles d'ici la fin de l'année 2009, devrait pouvoir nous donner une indication claires des intentions du PDG (parti politique au pouvoir depuis plus de 40 ans) pour diversifier l'économie et créer une pléthore d'emploi, afin de stimuler la croissance dans l'optique de 2012.