Et notre économie dans tout ça !

Le maintien d'une économie stable a une importante influence sur le taux de croissance et le pouvoir d'achat des ménages, si celui-ci est normal (+/- 0.0) cela influence le niveau de la croissance, qui directement impact la santé de notre économie et bien évidement la hausse ou la baisse de nos salaires.

Aujourd'hui, la France doit faire face à une sérieuse baisse de la consommation, a cause d'un pouvoir d'achat trop élevé, d'un secteur de l'emploi en crise et d’un taux de chômage en hausse. L'un des remèdes du gouvernement Sarkozy est de réduire les dépenses de l'État afin de financièrement soutenir le secteur privé pour relancer l'emploi et le secteur bancaire, afin de pouvoir relancer la croissance lors du second semestre 2009.

De l'autre cote de la manche, en Angleterre, la crise a pris une autre tournure, le taux d'endettement des banques a eu un impact négatif sur l'immobilier et l'emploi, le nombre de licenciement depuis le mois de novembre 2008 a dramatiquement réduit la croissance et poussé les ménages a être plus responsable avec leur argent, certains ont malheureusement perdus leur maison du a la hausse des taux d’intérêt sur les crédits immobiliers.

Au Gabon les choses sont totalement différentes, La production de pétrole et l'exploration off-shore ont permis au Gabon de devenir l'un des pays les plus riche d'Afrique grâce a un revenu/habitant les plus élevé du continent. L'exploitation de minerais tel que le fer, le manganèse ainsi que les mines d'uranium dans le sud du pays, a donné au Gabon une opportunité unique de moderniser le pays et de diversifier l'économie, afin de préparer l'après pétrole et de créer une abondance d'emploi pour une population gabonaise de plus en plus dense.


Malheureusement en basant la stabilité de l'économie sur la production de matières premières, Omar Bongo Ondimba et ses précédents gouvernements ont hypothéqué nos chances de développement, car aujourd'hui le pétrole se fait rare et les mines d'uranium de Franceville furent fermées en 2001. Depuis 1991 et la dévaluation du franc CFA, le Gabon a du se tourner a plusieurs reprises vers la France, le FMI (Front Monétaire International) ou la Banque Mondiale pour demander des crédits et de l'aide afin d'implanter des changements pour diversifier l'économie.

Aujourd'hui le principale employeur au Gabon et l'administration gabonaise elle-même, la fonction publique, composée de plus d'une trentaine de ministères et de secrétariat d'État, emploi un grand nombre de gabonais qui parallèlement peuvent subvenir au besoins de nombreux membres de leur famille; le manque de diversité de notre secteur industriel, l'absence d'un secteur immobilier ou encore la faiblesse d'un secteur tertiaire en partis constitué d'investissement étrangers, va devenir un handicap lourd de conséquence pour maintenir la stabilité d'une économie basé sur la fin de cycle de l'exploitation pétrolière.

Les défis du prochain président élu sont de tailles, car en plus de redonner confiance au peuple, installer une certaine pluralité politique et abolir tout privilège d'État, il (ou elle) va devoir moderniser notre pays et développer une économie nationale de production (aujourd'hui le Gabon importe presque tout de France), réduire les dépenses de l'État et sûrement le nombres de ministres ou secrétaires d'État, dont certains sont tout simplement inutiles (rions ensemble : Ministère de lutte contre la corruption et de l'enrichissement illicite), améliorer le système d'éducation et donner des moyens aux universités locales, être a l'écoute des ONG afin de mieux protéger l'environnement et notre écosystème....

La clé d'un tel succès sera de choisir les hommes et les femmes pour diriger notre pays demain par leurs habilités à diriger et leurs expériences professionnelles passées plutôt que par leur appartenance ethnique ou linguistique.

Mon ami Marc Ona Essangui, donne une intéressante analyse, sur le site de gaboneco.com, de la situation actuelle au Gabon et de ce que l'avenir nous réserve, et comme il le dit si bien lui-même, le Gabon n'est pas une monarchie.

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